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Développement de l’offre de logements et de places
d’hébergement
Renforcement du plan de cohésion sociale
Financement de l’ANRU
(Dalo : art. 18 / loi du 1.8.03: art. 7)
Les crédits
consacrés par l'Etat à la mise en œuvre du programme national de
rénovation urbaine, ouverts par les lois de finances, entre 2004 et
2013, initialement fixés à 5 milliards d'euros, sont portés à 6
milliards d’euros. Ils sont affectés, dans les conditions fixées par
les lois de finances, à l'Agence nationale pour la rénovation
urbaine.
Logements sociaux et très sociaux (Dalo : art. 21 et 23 / loi du
18.1.05 : art. 87)
La loi revoit à
la hausse les programmes de construction de logements sociaux
financés par l’Etat :
En métropole
Dressant le
constat que l’offre de logements à loyers accessibles n’était pas
suffisante par rapport à la demande exprimée, la construction de
logements financés par des prêts locatifs à usage social (PLUS), et
des prêts locatifs aidés d’intégration (PLA-I), est accentuée pour
les trois dernières années de mise en œuvre du plan de cohésion
sociale.
Il s’agit de
rééquilibrer l’effort de construction, en insistant notamment sur un
accroissement des constructions de logements financés par des PLA-I.
Ainsi, d’ici
2009, sont programmés 80 000 logements sociaux (PLUS) et très
sociaux (PLA-I) en 2007 et 100 000 pour chacune des années suivantes
dont 20 000 PLA-I.
|
Années |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
Total |
|
(1) |
58 000 |
63 000 |
80 000 |
100 000 |
100 000 |
401 000 |
|
(2) |
|
|
20 000 |
20 000 |
20 000 |
|
|
(3) |
22 000 |
27 000 |
27 000 |
32 000 |
32 000 |
140 000 |
|
(4) |
10 000 |
10 000 |
10 000 |
10 000 |
10 000 |
50 000 |
|
Totaux |
90 000 |
100 000 |
117 000 |
142 000 |
142 000 |
591 000 |
(1) Logements
financés par PLUS et des PLA-I
(2) Dont PLA-I, au
moins
(3) Logements
financés par des prêts locatifs sociaux
(4) Logements
construits par l’association Foncière Logement (loi de finances pour
2002 : art. 116)
Dans les DOM
Dans les
départements d’outre-mer, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon où
s’applique pleinement le plan de cohésion sociale, le programme de
construction de logements sociaux est également augmenté.
|
Années |
2007 |
2008 |
2009 |
|
Logements locatifs sociaux financés par l’Etat
au titre de l’article R. 372-1 du CCH |
5400 |
5400 |
5400 |
|
Logements en accession très sociale à la
propriété |
2000 |
2000 |
2000 |
|
Logements sociaux réhabilités
|
1500 |
1500 |
1500 |
|
Logements faisant l’objet d’une amélioration
de l’habitat (propriétaires occupants) |
2400 |
2400 |
2400 |
|
Logements financés par des prêts locatifs
sociaux prévus au chapitre II du titre VII du livre III du
CCH |
1200 |
1200 |
1200 |
|
Totaux |
12 500 |
12 500 |
12 500 |
Hébergement
¡
Développement de l’offre (Dalo
: art. 20 / loi du 18.1.05 : art. 81)
La programmation du
plan de cohésion sociale en matière d’hébergement est modifiée en
renforçant les capacités physiques et financières prévues à
l’origine.
Ainsi, les crédits
alloués sont accrus et répartis entre les centres d’accueil des
demandeurs d’asile, les centres d’hébergement et de réinsertion
sociale et entre l’accueil d’urgence et les places d’hiver.
(En
millions d’euros valeur 2004)
|
Années |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
|
Accueil d’urgence et places d’hiver |
164 |
164 |
214 |
195 |
195 |
|
Centres d’hébergement et de réinsertion
sociale |
461 |
467 |
508 |
544 |
544 |
|
Centres d’accueil des demandeurs d’asile |
143 |
151 |
159 |
159 |
159 |
|
Totaux |
768 |
782 |
881 |
898 |
898 |
Par ailleurs, les
capacités d’accueil sont également renforcées en conséquence : il
s’agit de transformer 4 500 places d’hébergement d’urgence en places
de centres d’hébergement et de réinsertion sociale, et 6 000 places
d’hébergement d’urgence en places d’hébergement de stabilisation.
¡
Renforcement des plans pour
l’hébergement d’urgence des personnes sans-abri
Depuis la loi du 21
juillet 1994, un plan pour l’hébergement d’urgence des personnes
sans-abri est, en principe, établi dans chaque département. Ce plan
est élaboré par le préfet en association avec les collectivités
territoriales et leurs groupements dotés de la compétence en matière
de logement ainsi qu’avec les autres personnes morales concernées,
notamment les associations, les caisses d’allocations familiales et
les HLM. Le plan départemental analyse les besoins et prévoit les
capacités d’hébergement d’urgence à offrir dans des locaux
présentant des conditions d’hygiène et de confort respectant la
dignité humaine.
La loi de 1994 a défini des
objectifs minima, et ce même texte dispose également que des
conventions définissent annuellement les conditions de mise en
oeuvre des dispositifs prévus par le plan départemental.
Augmentation des capacités
d’accueil des personnes les plus démunies
(Dalo : art. 2 / loi du 21.7.94 : art. 21)
Les obligations
fixées aux communes sont redéfinies :
- Pour les
communes membres d’un EPCI (établissement public de coopération
intercommunal) dont la population est supérieure à 50 000 habitants
et pour les communes dont la population est au moins égale à 3 500
habitants dans une agglomération de plus de 50 000 habitants
comprenant au moins une commune de plus de 10 000 habitants,
l’objectif est une place par tranche de 2 000 habitants.
- Pour les
communes qui sont comprises dans une agglomération de plus de
100 000 habitants, l’objectif est une place par tranche de 1 000
habitants.
Sanction du non-respect des
obligations (Dalo : art. 1er bis / loi du 21. 7.94 :
art. 21)
A l’instar de ce
qui est prévu par l’article 55 de la loi SRU en matière de logement,
lorsque les objectifs en matière d’hébergement ne seront pas
réalisés, un mécanisme de « sanction » en deux temps est instauré.
- Les communes
et leurs groupements compétents en matière de logement transmettent
chaque année au préfet du département un bilan du respect de leurs
obligations. Ce bilan constitue d’une certaine manière un « état des
lieux » annuel de l’application de l’obligation d’hébergement.
- Les communes
ou groupements ne satisfaisant pas à leurs obligations d’hébergement
feront l’objet d’un prélèvement effectué sur leurs ressources
fiscales.
Le montant du
prélèvement est égal à deux fois le potentiel fiscal par habitant
multiplié par le nombre de places d’hébergement d’urgence manquantes
par rapport aux obligations des communes.
Le dispositif
entre en vigueur à compter du 1er janvier 2009.
Avantages fiscaux (Dalo : art. 3)
TVA à taux réduit
A compter de
l’entrée en vigueur de la loi DALO, le bénéfice de la TVA à taux
réduit sur certaines opérations est ouvert à toutes les structures
d'hébergement temporaire ou d'urgence faisant l’objet d’une
convention entre le gestionnaire ou le propriétaire des locaux et le
préfet et non plus seulement aux structures bénéficiant d’une aide
de l’Etat.
Pour mémoire, il
s’agit des opérations suivantes :
- les travaux
portant sur des immeubles existants qui consistent en une
surélévation, ou qui les rendent à l'état neuf ;
- les livraisons
à soi-même de travaux d'amélioration, de transformation,
d'aménagement ou d'entretien financés au moyen d'une aide de l'Etat ;
- les ventes et
apports de logements aux structures d'hébergement temporaire ou
d'urgence.
Taxe foncière
Depuis le 1er
janvier 2000, les locaux acquis, aménagés ou construits avec une
aide de l'Etat à la création de structures d'hébergement temporaire
ou d'urgence sont exonérés de taxe foncière sur les propriétés
bâties pendant une durée de quinze ans. La durée de l'exonération
est portée à vingt-cinq ans lorsque la décision d'octroi d'aide de
l'Etat intervient entre le 1er juillet 2005 et le 31
décembre 2009. Cet avantage est désormais ouvert aux structures
d’hébergement temporaire ou d’urgence faisant l’objet d’une
convention entre le propriétaire ou le gestionnaire des locaux et le
préfet et non plus seulement aux structures bénéficiant d’une aide
de l’Etat.
Mesures fiscales destinées à certains organismes
(Dalo : art. 43 à 48)
Des avantages
fiscaux sont prévus pour certains organismes qui en étaient exclus
auparavant, afin de les inciter à intervenir plus aisément sur le
marché.
¡
L’Association Foncière Logement
Afin de favoriser
l’extension de l’intervention de l’association Foncière Logement
dans le domaine du logement, le texte tend à aligner le régime
fiscal applicable à l’association Foncière Logement et ses filiales
SCI sur celui des bailleurs sociaux.
La Foncière
participe au programme national de rénovation urbaine, et poursuit
l’objectif de mixité sociale en réalisant des logements locatifs.
Pourtant
aujourd’hui, cette association ne bénéficie pas de la réduction du
taux de TVA à 5,5 % ni d’exonération de taxe foncière sur les
propriétés bâties, contrairement au parc HLM.
Ainsi, diverses
mesures sont prévues par la loi :
Allègement
d’impôt sur les plus-values en cas de cession de terrains à la
Foncière pour les opérations acquises en VEFA entrant dans le champ
du logement social.
Cette exonération
d’impôt sur les plus-values existe déjà en cas de cessions par les
personnes physiques de terrains destinés à des bailleurs sociaux
pour la réalisation de logements locatifs sociaux. Une taxation à
taux réduit est également envisagée pour les personnes morales.
(Dalo
: art. 43 ; CGI : art. 150 U II 7° et art. 210 E III).
Bénéfice du taux de TVA réduit pour
les seules opérations de logements intermédiaires (ce qui
exclut les logements en accession à la propriété) construits en zone
urbaine sensible faisant l’objet d’une convention avec l’ANRU (Dalo
: art. 44 ; CGI : art. 257).
Exonération de la taxe foncière sur les
propriétés bâties pour la construction de logements neufs à usage
locatif.
Les logements
locatifs sociaux et intermédiaires situés dans les ZUS faisant
l’objet d’une convention avec l’ANRU, construits par la Foncière
Logement ou ses filiales SCI sont exonérés de TFPB pour une durée de
15 ans à compter de l’année suivant leur achèvement. La durée de
cette exonération est allongée à 25 ans en cas de subventionnement
pris entre le 1er mars 2007 et le 31 décembre 2009.
(Dalo :
art. 48 ; CGI : art. 1384 A).
¡
Accueil spécialisé
et logements-foyers
Pour faciliter la
construction et la rénovation des maisons d’accueil spécialisées,
des foyers d’accueil médicalisés, des foyers accueillant des
personnes handicapées et des établissements d’hébergement pour
personnes âgées dépendantes, il est prévu que ces travaux pourront
bénéficier du taux de TVA réduit ainsi que d’une exonération de la
taxe foncière sur les propriétés bâties.
(Dalo : art. 45 ;
CGI : art. 257).
Les
logements-foyers bénéficieront également d’une exonération de la
TVA en cas de mises en location par les propriétaires d’immeubles
nus au profit de gestionnaires de ces logements-foyers.
(Dalo : art. 45 ;
CGI : art. 261).
Extension du champ d’application de l’article 55 de
la loi SRU
(Dalo : art. 11 / CCH :
art. L.302-5)
L’obligation de
disposer d’un contingent d’au moins 20 % de logements sociaux est
étendue aux communes faisant partie d’un EPCI à fiscalité propre de
plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de
15 000 habitants sous réserve :
- qu’elles
disposent d’une population au moins égale à 1500 habitants en
Ile-de-France et 3 500 habitants dans les autres régions,
- et que le
nombre total de logements locatifs sociaux représente, au 1er
janvier de l’année précédente, moins de 20 % des résidences
principales.
Le prélèvement
prévu par l’article 55 de la loi « SRU » est opéré à compter du 1er
janvier 2014 ; ainsi, les communes concernées par la réforme
disposeront d’un délai de six ans, entre 2008 et 2014, correspondant
à la durée du prochain mandat municipal, pour se mettre en
conformité avec leur obligation légale sans encourir de pénalité
financière.
Majoration du COS / programme de construction comprenant au moins 50
% de logements sociaux
(Dalo : art. 17)
Les communes de
plus de 1500 habitants appartenant à une agglomération ont désormais
la possibilité de majorer le coefficient d’occupation des sols lors
de la délivrance de permis de construire accordés dans le cadre d’un
programme de construction comprenant au moins 50 % de logements
locatifs sociaux.
Pour mémoire la
loi « ENL » (art. 4) avait déjà ouvert cette possibilité aux
communes de plus de 20 000 habitants et celles de plus de 1 500
habitants appartenant à un établissement public de coopération
intercommunale de plus de 50 000 habitants compétent en matière
d'habitat.
Cette majoration
peut être décidée par le conseil municipal, par le biais d’une
délibération motivée, sous réserve de ne pas porter atteinte à
l'économie générale du plan d'occupation des sols ou du projet
d'aménagement et de développement durable du plan local d'urbanisme.
La délibération fixe pour chaque secteur cette majoration qui ne
peut excéder 50 %. Le dispositif n'est applicable qu'aux permis de
construire délivrés avant le 1er janvier 2010.
Foyers de travailleurs migrants / aides aux migrants pratiquant une
résidence alternée
(Dalo : art. 58 / Code de l’action sociale :
art. L.117-3)
L'objet de cette
mesure est de faciliter les séjours de longue durée dans le pays
d'origine des personnes immigrées à faibles ressources. La demande
de logement en foyers de travailleurs migrants et en résidences
sociales étant souvent forte et difficile à satisfaire, plusieurs
gestionnaires de foyers ou résidences sociales expérimentent un
système de location alternée, permettant de loger quatre personnes
alternativement dans la même chambre, à raison, en moyenne, de trois
mois par an chacune.
Une
convention-type est alors signée entre le gestionnaire et le
résident. La généralisation de ce dispositif devrait être de nature
à répondre aux souhaits de nombreux retraités, et de libérer des
places dans les foyers.
A cet effet, il
est créé une aide à la réinsertion familiale et sociale des anciens
migrants dans leur pays d'origine.
Cette aide à la
réinsertion ne peut être accordée qu'aux personnes âgées de 65 ans
ou de 60 ans en cas d’inaptitude au travail, qui s'engagent à des
séjours de longue durée dans leur pays d'origine et est exclusive
des aides au logement et des minima sociaux. Pour en bénéficier, les
personnes devront justifier d’une résidence régulière et
ininterrompue en France pendant les 15 années précédant la demande.
Cette aide
s'adresse à des personnes étrangères vivant seules avec des
ressources modestes, qui sont logées dans un foyer de travailleurs
migrants ou dans un logement locatif dont le bailleur s’engage à
respecter des obligations conclues avec l’Etat. Le nombre de
personnes susceptibles d’être concernées est estimé à 37 000
environ.
L’ensemble du
dispositif fera l’objet d’un décret d’application et d’un rapport
d’évaluation au parlement avant le 31 décembre 2009.
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